La cuisine est une magnifique déclaration d'amour. Chacun a cherché au moins une fois, un jour où l'autre, à épater sa compagne ou son compagnon en lui mijotant de bons petits plats. Qu'il s'agisse de son dessert préféré ou d'un fameux plat jamais goûté, nous avons tous et toutes connu cette petite excitation à l'idée de séduire les papilles de l'autre.
Voici un merveilleux court-métrage d'animation illustrant ce parallèle entre cuisine et séduction. Love Recipe dure 5 minutes et a été réalisé en 2008 par une équipe d'étudiants de l'école Supinfocom de Arles. Ses auteurs Felipe Pizarro, Frédéric Bajou, Morgan Bourdon, Jiun Yiing Mow et Loïc Paoli, font preuve d'une créativité visuelle pleine de complicité. La musique enivrante est composée par Mathieu Alvado.
Bonne séance.
« Il ne faut pas négliger les gens qui ont fait une connerie, ce sont souvent des êtres humains aussi valables que les autres ». Jean Pierre Coffe ne mâche pas ses mots, il est au contraire là pour se concentrer sur ses papilles.
Le bon défenseur populaire de la gastronomie française compte actuellement parmi les membres du jury pour le concours Pas si toqué. Il doit repérer, avec ses compères (dont Richard Filippi), des talents culinaires en devenir, tout droit sortis des cuisines d’établissements pénitenciers.
La cuisine est aussi une passion qui permet de s’investir lorsqu’on y met les moyens. Et ici, personne n’y va avec le dos de la cuillère : purée de potimarrons, confit de canard, sel de Guérande ou piment d'Espelette.
Cet événement vient ponctuer une formation suivie par les apprentis en prison, un diplôme est à la clé. Cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour les plus doués à leur sortie. En attendant leur réinsertion, ils sont déjà félicités par les codétenus, pour lesquels les cuistots en herbe concoctent les repas.
Il existe déjà de nombreux événements autour de la cuisine ou touchant à la gastronomie en France. Nous avons la fameuse semaine du goût, Cuisine en fête, la semaine du fooding et bien d’autres. Mais cela reste des événements sans portée nationale, ou ne concernant que des restaurateurs et des maître d’écoles, ou encore sponsorisés et organisés par des marques.
Pourtant, la fête de la musique et celle du cinéma, rythment déjà officiellement l’année. Ne serait-il pas temps que la cuisine ait également une vraie fête nationale qui lui serait dédiée ?
Et lorsqu’on voit la place accordée à la cuisine dans la culture française, il semble tout à fait légitime de célébrer le patrimoine culinaire comme il se doit. Un événement basé sur la gratuité, trouverait ainsi sa place dans le calendrier aux côtés des autres fêtes nationales. Il rentrerait alors dans les mœurs culturelles françaises et contribuerait à sauvegarder le patrimoine en étant célébré à travers tout l’hexagone.
Tel est le projet de Thomas Clouet, qui a souhaité fonder un groupe dédié à cette idée sur Facebook : Pétition pour une Fête de la Cuisine. Voici un extrait de sa vision de l’événement :
« J’imagine une ‘Fête de la cuisine’ où durant un jour par an par exemple :
- L’Etat mettrait à disposition les marchés français équipés de leurs structures démontables aux responsables de blogs de cuisine ou à n’importe quel particulier, qui en ferait la demandent, afin qu’ils puissent faire des démonstrations et goûter leur cuisine au plus grand nombre ;
- De grandes tablées seraient installées par les mairies et les municipalités dans toutes les villes et villages français et chacun cuisinerait un petit quelque chose pour partager un déjeuner et/ou un dîner avec des proches et des inconnus ;
- Le bureau du Fooding organiserait dans les grandes villes de France et en association avec la crème des chefs des micro-événements pour les passants ;
- Les écoles de cuisine et les associations de chefs comme Génération C se feraient sponsoriser pour investir des lieux emblématiques de notre pays et feraient des démonstrations géantes… »
Le projet fait déjà son chemin : un site à l’adresse fetedelacuisine.fr est déjà en construction. Mais l’idée a encore besoin d’être relayée et soutenue. Si vous êtes intéressés, vous pouvez relayer l’information ou adhérer au groupe Facebook : Pétition pour une Fête de la Cuisine.
Avez-vous déjà eu cette mauvaise surprise de recevoir un coup de téléphone sur le champ de bataille de la cuisine ? Avez-vous déjà cédé à la tentation de décrocher ?
Pire, avez-vous déjà reçu l’appel d’une connaissance, certes bien attentionnée, mais toujours vraiment collante et encombrante ? Lorsqu'on ne peut se débarrasser de quelqu'un, il faut alors savoir faire plusieurs choses en même temps.
Voici un modeste mais audacieux court-métrage brillamment orchestré par Sophie Galibert. Tourné en plan séquence (un seul plan, une seule prise), « Raccroche ! » expose une modeste petite tranche de vie avec un réalisme trompeur. Alors qu’elle est en train de chercher à cuisiner et manger en paix, une jeune fille tente désespérément de raccrocher. Sa mère n'arrive pas à mettre un terme à la conversation.
Sophie Galibert nous livre finalement un clin d’œil humoristique et sympathique sur le rapport mère-fille.
Bonne séance.
Bonne nouvelle pour les amateurs d’expériences culinaires nouvelles : La cuisine moléculaire n’est plus l’apanage des grands cuisiniers ! Cette tendance se démocratise maintenant au sein des foyers français.
Sprays, bombes de mousse et autres perles d'alginates ouvrent désormais de nouvelles possibilités créatives. Vous pouvez maintenant vous amuser à créer une cuisine expérimentale, qui marie textures et saveurs surprenantes. Cette tendance devrait d’ailleurs définitivement s'imposer en 2010. Les dernières innovations des industriels de l'agroalimentaire furent
présentées ce mardi 17 novembre au salon Adict by SIAL à Paris, en
voici quelques avant-goûts.
"La cuisine moléculaire c'est mélanger des ingrédients improbables pour créer de nouvelles recettes. C'est jouer avec les supports, les textures et les saveurs", explique Xavier Terlet, consultant spécialiste de l'innovation alimentaire.Cette tendance atteint un tel succès que les industriels commencent à en tirer parti pour en faire profiter le grand public.
Les sprays alimentaires en sont l’exemple. Déjà adapté de puis quelques temps au vinaigre balsamique, ce principe tend à investir tout le monde de la cuisine. Pour exemple : les aromes de citron, d'estragon ou de pamplemousse reproduits dans un spray pour être vaporisé sur une salade ou un plat salé.
Autre innovation dans cette lignée, des boîtiers aérosols crachant une mousse très légère, au goût de truffe noire, de champignons, de parmesan ou de fraise. Vous pouvez ainsi la disposer sur des recettes salées ou sucrées.
Autres vedettes de la cuisine moléculaire : les perles. Inspirées du caviar, ces billes d’alginates renferment un liquide qui explose en saveurs une fois en bouche. Bientôt commercialisées dans les épiceries fines, vous y trouverez le goût de hareng, de truffe ou de fruits. Vous pourrez ainsi les positionner sur les aliments de votre choix. Toutefois, cette innovation à un coût : environ 10 € la boîte de 55g.
Dans ces nouveaux usages, les jus de cuisine, élaborés par les plus grands chefs, trouvent également leur place. Ces produits offrent la possibilité d’allier sucré et salé. Vous pouvez ainsi créer une base de bouillon de légumes, de vinaigres ou de sirop, pour des plats chauds ou froids.
La plupart de ces produits viennent fraichement d’apparaître sur le marché ou le feront leur arrivée courant 2010.
Seriez-vous tentés d’utiliser ces produits pour des expériences gustatives nouvelles ?
Un nouveau dogme culinaire
En 2005, semble être né un nouveau dogme culinaire au Danemark. Le chef René Redzepi, du restaurant Noma, et Claus Meyer, grand restaurateur de Copenhague en sont les figures de proue. Ce mouvement porte le nom simple et explicite de Cuisine Nordique. Il fut déclaré par un manifeste décrivant très clairement le paradigme à suivre en vue de fonder une nouvelle tendance gastronomique. Il s’agit d’une cuisine du Nord, très sauvage, très régionale, fière et affranchie des influences sud-européennes.
Ce manifeste, proclamant ses racines culturelles et son attachement pour les produits et traditions culinaires, remporta l’unanimité au Conseil des ministres nordiques (l'Islande, la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande).
Noma, berceau du mouvement culinaire nordique
Noma est le restaurant représentatif de cette mouvance. Le deux-étoiles Michelin de Copenhague est maintenant considéré par le magazine britannique Restaurant comme le troisième restaurant au monde, derrière El Bulli en Catalogne et Pierre Gagnaire à Paris.
Noma, propose un mariage entre racines et modernité. A l’intérieur d’un ancien entrepôt au bord de l’eau, un décor imposant plante une ambiance référant subtilement à l’imagerie traditionnelle des Vikings. Sous de larges poutres apparentes, s’y goûte de la bière à base de sève de bouleau. On y déguste également des langoustines islandaises à l’aide de couverts au manche de bois de renne. Au milieu de couvertures en fourrure, se savoure aussi la viande de renne accompagnée de baies typiquement scandinaves.
En revanche, le chef René Redzepi respecte à la lettre le manifeste. Ainsi, vous n’aurez donc aucune chance d’y trouver huile d'olive, vanille, agrumes ou autre chocolat... Côté desserts, les pommes sont mises à l’honneur, à la crème fraîche, aux airelles ou au sureau. Alors que l'en entrée s’apprécie avec une parade de salsifis, de betteraves ou d'oseille sauvage.
Un retour à l'essentiel
À la fin du mois de mai dernier, l’équipe de Noma a marqué à sa manière la venue de la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague. 11 des meilleurs chefs du monde furent invités dans la capitale pour envisager l'avenir de la cuisine confronté au contexte climatique actuel. Lors de ce rendez-vous baptisé «Cuisinons cru!», les intervenants ont élaboré et cuisiné un repas. Ils ont ainsi utilisé des produits frais issus d'agricultures durables, des ingrédients sauvages ou crus, restant le moins énergivore possible.
Ce repas, souligné par le quotidien britannique The Independant, marque l’émergence d'un nouveau mouvement culinaire, totalement moderne, refusant l’utilisation abusive d'outils et d'équipements électriques. Prenant la cuisine moléculaire à contre-pied, qui semblait marquer cette dernière décennie, la Cuisine Nordique revient aux racines et à l’essentiel pour se tourner vers l’avenir.
La gastronomie italienne fait au moins autant rêver que celle de l'hexagone tricolore. Néanmoins, voici une petite histoire racontant la préparation d'une recette de pâtes pour le moins spéciale.
L'école d'animation française Supinfocom révèle encore une fois une belle recette de film en images de synthèse. Signé en 2007 par Jean-François Barthelemy, Maël François et Carlos Felipe Leon Ortiz, Al Dente vous propose 6 min 12 d'aventures rocambolesques au cœur d'un univers fantaisiste sur la cuisine italienne.
Bonne séance.
Eh oui ! Le moment est déjà venu de penser aux fêtes de fin d’année et aux fameux cadeaux ! Pour certains ce moment arrivera le 23 décembre... soit, c’est leur choix, respectons-le.
Mais pour les autres, si vous commencez déjà à vous demander ce que vous pourriez bien offrir à votre entourage : cette délicate attention qui fait tellement plaisir, alors voici quelques idées proposées par Pascale, auteure du blog C’est moi qui l’ai fait !
La blogueuse est devenue une spécialiste de ce thème, redoublant d’efforts chaque année. Elle en a même fait un livre il y a deux ans, intitulé : Cadeaux gourmands. Pour les intéressés, l’ouvrage est actuellement disponible dans le coffret Petite cuisine de fête, dans lequel il est renommé Cadeaux à croquer.
Ainsi, dès cette semaine et ce jusqu’au 24 décembre, Pascale nous présentera une fois par semaine sur son blog une recette de cadeaux gourmands. Voilà un bon moyen pour stimuler notre créativité culinaire en cette fin d’année.
Et cette semaine, la bloggeuse démarre fort, avec une recette de sablés diamant à la vanille. Simples à réaliser, ces petites douceurs se conservent néanmoins seulement 4 jours. Il est donc préférable de ne pas vous y prendre trop à l’avance pour cette fois, si vous aviez prévu de les offrir à Noël.
Toutefois, pendant les semaines de l’Avent, l’ambiance est tout de même déjà propice à ce genre de dégustation. De plus, cela changera vos gourmands des chocolats du calendrier !
Pour connaître la recette et les bonnes idées de notre bloggeuse, rendez-vous sur le blog C’est moi qui l’ai fait!
Photo tirée du blog C'est moi qui l'ai fait !
Mesdames et messieurs, un duel étonnant a eu lieu au sein de la blogosphère la semaine dernière. Julien, le designer auteur de Dessine moi un objet, a défié Nathalie, l'auteure culinaire des Carnets de Nat, dans une discipline originale associant design et cuisine.
Il s'agissait d'imaginer un élément de vaisselle comestible ! Ustensile, contenant, plats... les deux participants restaient libre de choisir. La principale contrainte restant que chaque œuvre doit être réalisable par n'importe qui. Ceci afin que chacun puisse la reproduire et la goûter chez lui.
C'est par un système de vote des lecteurs que les deux concurrents furent départagés. Il était malheureusement impossible de juger du goût de chacune des créations. Toutefois, trois photos de chaque projet de design culinaire étaient à rendre pour être laissées à la libre appréciation du jury. Selon Julien, "la démarche, l'esthétique, la complexité de la fabrication et la qualité des photos" entraient en compte dans les critères d'évaluation.
Et voici donc les créations des participants :
Nathalie a imaginé des Verrines comestibles aux navets et courgettes.

Julien a mis au point des Couverts à salade et un saucier en pâte brisée.

C'est finalement avec un score serré de 110 voix à 92 que Nathalie a remporté ce duel online face à Julien. Vous pouvez retrouver la recette de chacune de leurs créations sur Dessine moi un objet et Les carnets de Nat.
Laquelle préférez-vous ?
La passion culinaire peut-elle se décliner sur celle du cœur ? La cuisine est-elle une déclaration d'amour ? Un sentiment affectueux se cuisine-t-il comme un met délicieux ? Existe-t-il une recette de l'amour parfait ?
Telles sont les questions auxquelles tente de répondre Erika Haglund à travers son film intitulé La tarte aux pommes. Réalisé en 2002, le film décrit la romance singulière d’une femme pour son amant à travers la l’exécution de la recette éponyme.
Durant 7 min 10, la réalisatrice joue sur l'ambigüité du scénario et déploie une esthétique prometteuse sur une musique enivrante, composée et interprétée par la chanteuse italienne Giovanna Salviucci Marini.
Bonne séance.
Aujourd’hui, sur son blog A Foodie Froggy in Paris, Anne partage une recette astucieuse de plus dans sa rubrique « fô pô gâcher ».
Comment ne pas jeter les restes d’un repas et les réutiliser dans une recette digne de ce nom? Telle était la problématique de cette auteure culinaire responsable à travers cette rubrique.
Le dernier défi en date résidait dans le rôti de poulet. En effet, ce plat génère toujours des restes. Anne avait déjà trouvé le moyen de récupérer la carcasse dans un « bouillon maison ». Mais en ce qui concerne les ailes et petits bouts de chaire encore collés, c’était une autre histoire.
Anne a finalement trouvé réponse à son problème: les rillettes. Accompagnées de pain, de citrons confits et d’une bonne bouteille de vin, elles seront du plus bel effet.
Petit conseil de la spécialiste à l’occasion: au lieu de tout passer au mixer, les écraser au mortier. Cela conservera mieux la consistance des aliments et surtout leurs saveur.
Pour connaître les détails de la recette: rendez-vous sur son article Spécial "fô pô gâcher" : des rillettes avec les restes de poulet rôti.
Connaissez-vous d’autres savoureuses recettes à base de restes de repas ?
Photo tirée du blog A Foodie Froggie in Paris.
Avis aux amateurs d’événements culinaires, du 13 au 16 novembre, se tiendra le Salon Papilles en fête à la Grande Halle de la Villette à Paris.
Suite au succès de sa première édition, cet événement dédié exclusivement à la gastronomie française remet le couvert pour 2009. Plus de 200 exposants réunis sur 6 500 m² mettrons à l’honneur une sélection de produits authentiques et raffinés, ainsi que les dernières tendances culinaires.
C’est l’occasion pour tous les passionnés et amateurs de gastronomie, de rencontrer producteurs, éleveurs, viticulteurs et professionnels des métiers de bouche qui font le patrimoine culturel français.
Ateliers de cuisine et d’œnologie, démonstrations de grands chefs, de nombreuses animations seront à disposition des intéressés. Un large choix de spécialités d’épicerie fine sera également accessible aux visiteurs.
Voici un avant-goût du programme des animations cette année :
- « Les Petits Toqués » : accès réservés aux enfants de 4 à 12 ans avec des ateliers de cuisine découverte.
- « A vos Papilles », des ateliers pour partager le savoir faire des chefs
- « Handi’cook » : Ateliers de cuisine destinés aux personnes atteinte d’un handicap, équipé de mobilier ergonomique adapté.
- Ateliers Œnologiques : Initiation à la dégustation des vins, tests aromatiques et d’identification.
Beaucoup d'autres surprises vous attendent !
Nous avons aujourd'hui peu de chances de rencontrer un rat dans notre cuisine.
Mais lorsque que l'un de ces rongeurs, particulièrement rusé, se retrouve assoiffé de soda, tout est possible !
C'est l'histoire que raconte ce court-métrage sympathique (légèrement publicitaire), de 2 minutes. Ce petit chef-d'oeuvre, mis en scène par Akamastudio, mélange prises de vues réelles et images de synthèse.
Voici les les aventures rocambolesques d'un rat rusé et déterminé à se désaltérer.
Bonne séance.